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Transpyrénéenne 2013

Une idée (folle) lancée par l’un des nôtres à l’automne dernier : Pourquoi ne pas faire en 2013 la traversée des Pyrénées d’Ouest en Est, en franchissant bien entendu les cols mythiques inscrits dans le patrimoine du Tour de France ? Une idée à première vue un peu farfelue, voir saugrenue pour les cyclotouristes que nous sommes, plus habitués des routes Girondines et des sorties tranquilles qui allient vélo, farniente et convivialité! Et pourtant cette idée, lancée un peu comme un défi trouva immédiatement une résonance collective dans l'esprit d'une dizaine d'entre nous dont la plupart n'osaient pas envisager jusque là pareille aventure. Il s'agissait de lancer un défi sportif et humain à soi même et non contre un adversaire mais avec à l'esprit la pensée que le groupe serait présent dans les moments difficiles. Ainsi naquit la « transpyrénéenne » au sein de l’ASPOM-LOISIRS, une association cheminote basée à Bordeaux qui regroupe marcheurs et cyclotouristes.

Pas loin de 800 km à parcourir en 7 étapes, une vingtaine de cols à franchir dont les redoutables cols du Tourmalet et de Paillhères qui culminent à plus de 2000 m, voilà le plat de résistance qui nous attend. Nous partirons le dimanche 23 juin 2013….. en train……de Bordeaux pour rallier St-Jean-de-Luz, départ de notre périple à vélo pour rejoindre Port-Vendres le samedi 29 juin 2013, terminus de notre folle aventure.

Parmi les 10 cyclotouristes amateurs que nous sommes, la plupart sont des retraités cheminots, qui veulent montrer aussi que la retraite n’est pas synonyme de vie passive ou oisive et que pour rester en bonne santé, rien de tel que pratiquer une activité physique et de se lancer aussi quelques défis, malgré son âge.

Certains d’entre nous ont déjà pas mal de tours à leur compteur de vélo et quelque expérience en la matière, mais ce n’est pas le cas de tous, donc ils devront bien sur conseiller, aider et encourager encore plus, les inexpérimentés en ce domaine très particulier, qu’est la randonnée cyclotouriste en haute montagne. Nous avons monté ce projet avec l’idée de faire partager à d’autres notre passion et pourquoi pas au sein de notre association, voire donner l’envie de réaliser un tel voyage, qui vous le verrez, est accessible à beaucoup de cyclotouristes et n’est pas réservé exclusivement aux cyclistes professionnels durant l’été. Pour cela, nous essaierons de vous raconter chaque jour l’étape que nous aurons faite et de vous transmettre notre page de souvenir via internet sur le site du CER SNCF de Bordeaux, en espérant que les moyens de communication fonctionnent correctement depuis nos lieux d’hébergement!!!!



1ère étape : Dimanche 23 Juin : St Jean-de-Luz / Larrau
106 km et 2038m de dénivelé positif. Franchissement des cols de Burdincurutcheta et Bagargui.

Arrivés à 10h02 précises par le TER en gare de St Jean-de-Luz, nous sommes accueillis par le représentant de la mutuelle Entrain et par notre convoyeur, Stéphane. 
Finalement, nous sommes neuf cyclistes au départ de St Jean-de-Luz, car notre ami Guy, victime d'une chute de vélo la semaine dernière, a dû déclarer forfait, à son grand désarroi.




Pour un cyclotouriste, la météo est importante, et ce matin-là, si le temps était couvert, la pluie avait enfin cessé ! Après la photo souvenir prise sur le port de St Jean-de-Luz, nous avons enfourché, à 10h30 précises, nos montures et direction... Port-Vendres. Après avoir parcouru une trentaine de kilomètres, nous assistons à la première échappée de la journée, de Christian et Michel, que nous avons retrouvé finalement 10 minutes après notre arrivée au ravitaillement de St Jean-Pied-de-Port !!!





Les difficultés pouvaient enfin commencer. Pour notre premier col, le Burdincurutcheta, ce sont des pentes de plus de 10%, sur plusieurs kilomètres qui nous attendaient. Et là, personne ne faisait le "malin"...
Le sommet nous accueillait dans les nuages, avant que nous plongions vers le deuxième col de la journée, le Bagargui, plus facile que le précédent. Restait à faire la descente à tombeau ouvert sur Larrau.

L'accueil au gîte fut cordial et le repas copieux...









Pour cette première étape, que certains appréhendaient, finalement, il n'y eu pas de défaillance.






2ème étape : Lundi 24 Juin : Larrau/ Bielle
82 km et 2377m de dénivelé positif. Franchissement des cols du Soudet, de Bouézou, de Houratate et de Marie Blanque (par son coté le plus pentu !!!)

Après une bonne nuit de sommeil réparatrice, destination Bielle, pour cette 2ème étape. Déjà le temps semble bien meilleur que la journée précédente et tout le monde s’en réjouit.






1ère difficulté de la journée, le col du Soudet avec ses 21.7 kms et des pentes avoisinants les 15% par endroit. Et dés les premiers lacets un « grupetto » se forme. En effet, c’est là que l’on mesure toute la solidarité d’un groupe !!! Plus de 2h00 d’ascension pour enfin tous arriver au sommet. Puis descente sur les gîtes du CER à Bedous, où nous avions décidé de déjeuner, mais ce que nous avions oublié c’est que dans ce beau pays d’Aspe, les magasins ferment à 12h00!!!! Mais là encore la solidarité collective permit à chacun de trouver un morceau de pain et de jambon, pour entamer l’après midi avec le redoutable col de Marie-Blanque, dont les 4 derniers kilomètres grimpent à prés de 13%. Si les cols Basques ou de cette vallée ne culminent pas à une très grande hauteur, ils sont par contre très pentus !!!






Puis 16h30, arrivée au gîte du CER de Bielle où nous attend un peu de travail. En effet il nous reste à faire les courses et un peu de lessive. Le repas préparé de main de maître par notre ami Bernard fut dévoré par tous les participants. Il faut savoir que pour une étape comme celle-ci on dépense plus de 3000 kilos calories.

3ème étape : Mardi 25 juin : Bielle/Gripp 
108 km et 2400m de dénivelé positif. Franchissement des cols d’Aubisque, du Soulor

Ce matin, tout le monde est décidé à en découdre, car nous partons du gîte du CER à Bielle, en direction de Laruns avec ½ heure d’avance.
Il est vrai que nous avons du modifier le tracé de l’étape compte tenu de la fermeture à Barèges de la route qui monte au col du Tourmalet. Donc la journée s’annonce moins dure que prévue. Mais il est vrai que nous sommes tous un peu frustrés de ne pas pouvoir accéder au toit des Pyrénées !!!
Nous nous contenterons donc des cols d’Aubisque et du Soulor pour cette 3ème étape.
Mais il faut vous avouer que certains d’entre nous n’étaient pas mécontents en définitive de cette solution de repli, car les organismes commencent à payer les efforts des deux précédentes étapes. 



Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, mais en haut du col d’Aubisque, il nous réchauffe légèrement, car les températures sont anormalement fraîches pour cette saison. D’importants névés subsistent encore à cette altitude et la route par endroits a bien souffert, montrant combien la neige a été abondante cet hiver. 







Le col du Soulor est avalé dans la foulée sans grandes difficultés. Après une descente rapidement effectuée, nous rejoignons Argelès-Gazost. Mais les intempéries de la semaine passée ont rendu la piste cyclable impraticable, ce qui nous oblige à faire quelques détours, mais heureusement que certains sont munis de GPS, ce qui nous permet de ne pas nous égarer ! Le repas du midi est pris à la gare de Lugagnan, en bordure de l’ancienne voie ferrée, transformée en piste cyclable, histoire de nous rappeler nos souvenirs de cheminots. 




L’après midi est plus calme et c’est par une très belle petite route de moyenne montagne que nous rejoignons Bagnères de Bigorre, puis notre hébergement situé à Gripp. Nous sommes accueillis par un photographe et nos amis de la mutuelle ENTRAIN, venus nous encourager dans notre périple. 
Demain nous attend une journée dite de transition, avec quand même les cols d’Aspin et du Peyresourde à franchir, avant de rejoindre St-Paul-d’Oueil, la maison de notre ami Guy qui pensera sûrement bien à nous, ayant dû renoncer à notre randonnée suite à son accident survenu sur le bassin d’Arcachon huit jours avant le départ.

4ème étape : Mercredi 26 juin : Gripp/ St-Paul-d’Oueil.
60 km et 1808m de dénivelé positif. Franchissement des cols d’Aspin et du Peyresourde. 
Pour la 1ère fois de la semaine, nous partons pour cette 4ème étape avec ciel bleu et grand soleil, mais avec une température de 6 ° !!! Comme le chantait Jean Ferrat, « Que la montagne est belle ».


Pour cette journée, nous avons prévu d’effectuer une étape de transition, courte en kilomètres (60 km), mais avec les franchissements des cols d’Aspin et du Peyresourde. Les paysages sont magnifiques et nous pouvons apercevoir la neige encore abondante sur les sommets des Pyrénées. Les gaves sont à un niveau très haut et on peut voir tout au long de la route, les dégâts occasionnés la semaine passée par les pluies diluviennes tombées sur la région. Les franchissements des 2 cols se passent à merveille et tout notre petit groupe se retrouve dans la terrible rampe de St-Paul-d’Oueil, située sur la route qui mène au Port de Balès, dernière difficulté de la journée, avant de rejoindre à 13h00, la maison de notre ami Guy. Après avoir avalé quelques très bons sandwichs de pays, chacun vaque à une tâche: certains sont partis faire des courses pour pouvoir manger ce soir, d’autres font leur lessive, ou nettoient et vérifient leurs vélos et pour d’autres le choix s’est porté sur une sieste apparemment salvatrice !!!
                  

Donc, une bonne journée de récupération qui semble être la bienvenue pour nos anciens en particulier, après 4 journées passées à pédaler. Et avec ce qui nous est proposé pour les 3 jours à venir, cette après midi de repos nous sera très bénéfique.
Pour certains ce soir, nous attend une réunion du « comité du front de gauche de la vallée d’Oueil » histoire de faire travailler nos méninges et pas seulement nos jambes!

                  
Et pour demain, pour la deuxième moitié de notre périple, nous avons rendez vous avec l’Ariège et la famille Marin, adhérents de l’ASPOM.
                  

5ème étape : Jeudi 27 juin : St-Paul-d’Oueil/Seix. 
118 km et 2778m de dénivelé positif. Franchissement du Port de Balès, des cols des Ares, du Portet d’Aspet et de La Core.

Après l’après midi de repos d’hier, c’est une journée bien chargée qui nous attend avec 4 cols au programme, dont le redoutable Portet d’Aspet, avec ses 9,4% de moyenne sur plus de 4 kms! (les connaisseurs apprécieront). 

                      
Et toujours le soleil pour nous accompagner, ce qui est un atout considérable pour les cyclotouristes que nous sommes. Les rampes du Port de Balès sont avalées sans problème, mais la descente effectuée sur une route assez étroite s’avère assez périlleuse. Nous traversons la Garonne, transformée en torrent (eh oui, sa source n’est pas si loin que ça), avant de monter le col des Ares. Puis direction le col de Portet d’Aspet où nous avons décidé de déjeuner, afin de reprendre quelques forces, car la journée est loin d’être terminée. 

                        

Les premières rampes du Portet d’Aspet sont terribles et le GPS indique par endroit des pentes à 15%... la vitesse à laquelle on grimpe en subit automatiquement des conséquences ! Nous prenons une photo du mémorial érigé en l’honneur du cycliste italien Fabio Casartelli qui s’était tué en descendant ce col, lors d’une étape du Tour de France. 


Ce triste épisode nous rappelle, combien on doit rester prudent sur ces routes de montagne. Ce col semblera bien long, malgré ses 4 petits kilomètres, à plusieurs d’entre nous, mais tout le monde arrivera au sommet et le repas du midi est le bienvenu, surtout qu’il nous reste à manger d’excellentes tartes du pays…

 
L’après midi est encore long car il nous reste à avaler le col de la Core et ses 14 kilomètres. Mais là encore, toute notre petite équipe s’en sort très bien et ce sont nos plus anciens Christian et Michel (66 ans chacun) emmenés par Marc, un des plus jeunes d’entre nous, qui franchissent ce col en tête, main dans la main. Ils sont heureux comme des enfants et leurs visages resplendissent de bonheur, malgré la fatigue accumulée depuis 5 jours.

  
Nous plongeons ensuite vers Seix, notre lieu d’hébergement. Mais à quelques kilomètres de la fin de cette étape, nous avons rendez vous dans la maison de la famille Marin, des marcheurs de notre club de l’Aspom loisirs. A l’entrée du village, une pancarte surmontée d’un bouquet de fleurs des montagnes Ariégeoises nous souhaite la bienvenue.


Nous sommes accueillis comme des rois. Un festin de pâtisseries et de boissons nous est servi avant que nous repartions vers Seix, notre destination de ce jour.
Demain nous attend la journée la plus difficile de ce périple, avec le terrible col de Pailhères qui culmine à plus de 2000 m. Ce sera l’avant dernière étape…

 

 

6ème étape : Seix/ Mijanès.
128 km et 3420 m de dénivelé positif. Franchissement des cols de Saraillé, des Caugnous, de Port et de Pailhères.


                                            

C’est donc l’avant dernière étape de notre randonnée qui nous attend aujourd’hui. Et ce matin s’il ne pleut toujours pas, le temps est beaucoup plus incertain que la veille. On pense à notre folle aventure qui va bientôt se terminer, et on commence déjà à regretter les montagnes Pyrénéennes. Les 5 étapes précédentes ont laissé quelques traces et il nous faut soigner en particulier les conséquences des heures passées sur une selle de vélo !!! Mais heureusement nous avons prévu une pharmacie conséquente et les pommades adéquates font des merveilles.
Au programme de ce jour, 4 cols nous attendent. En réalité, suite à une erreur de navigation, nous en franchirons 2 de plus, les cols de Mamare et du Chioula…mais quand on aime on ne compte plus !!!
Les cols de Saraillé et de Port sont grimpés à une allure modérée car la journée s’annonce longue et pas facile, surtout que les jambes de certains ne répondent plus comme à vingt ans et il faut un certain temps avant qu’elles trouvent toute leur puissance. Encore que certains d’entre nous s’améliorent au fil des jours.

    
Nous traversons la ville de Tarascon-sur-Ariège, afin de regagner Ax-les-Thermes mais nous avons décidé de passer par la route dite des « corniches », histoire d’être plus tranquilles que par la nationale, mais l’inconvénient c’est que ça monte encore !!!! Et que de nombreuses bifurcations nous amènent pas forcément où on devait passer. Toujours est-il que nous parviendrons malgré tout au pied du dernier col de la journée, le col de Pailhères qui culmine à 2001 m. La météo se gâte et c’est sous un peu de pluie et un fort vent glacial de Nord-Ouest que nous parviendrons au sommet. Pas le temps de moisir, il fait 5°. Nous prenons rapidement la traditionnelle photo de groupe et nous descendons en trombe sur Mijanès, pour rejoindre enfin notre hébergement, après avoir passé plus de 8h sur le vélo !
Demain dernière étape, et encore quelques cols à franchir, histoire de ne pas perdre la main, avant de rejoindre Port-Vendres, notre destination finale.

  

 

 

7ème et dernière étape !!! Mijanès/Port Vendres.
138 km et 2000m de dénivelé positif. Franchissement des cols de Garavel, de Jau et enfin la Méditerranée !! 




C’est donc la dernière étape que nous attaquons ce matin. Un mélange de regrets et de fierté nous envahit tous. Mais nous laissons nos sentiments de coté, car il nous reste quand même à parcourir la plus longue des étapes. La descente du col de Pailhères se fait à vive allure et nous atteignons rapidement les premières difficultés de la journée avec les montées des cols du Moulis et de Garavel. La température s’élève au fur à mesure de notre avancée et nous remarquons que la végétation change d’allure. Les odeurs des genêts en fleurs nous indiquent de plus en plus que la méditerranée se rapproche. Le vent souffle en rafale, mais nous l’avons la plupart du temps dans le dos, ce qui est un avantage non négligeable pour un cycliste. La dernière difficulté de cette journée, le col de Jau, en surprend plus d’un. La chaleur s’en mêle et la pente, surtout dans la première moitié de ce col, oscille souvent avec les 8 et 9 %. Mais chacun met un point d’honneur à franchir ce dernier col dans des délais raisonnables. La descente vers la plaine du Roussillon se fait rapidement et chacun remarque le changement total de paysage et nous traversons de magnifiques petits villages catalans. Les arbres fruitiers croulent sous les fruits, en particulier les cerisiers. Mais pas le temps de faire la cueillette, surtout qu’à la sortie d’un de ces villages, notre secrétaire Patrick, est victime d’une crevaison, la seule que nous aurons !!!

  





Le déjeuner toujours préparé soigneusement par notre ami et accompagnateur Stéphane est servi à l’ombre, car le soleil commence à irriter sérieusement notre épiderme. Le redémarrage sur les coups de 14h se fait un peu dans la douleur, car une montée, non répertoriée de près de 12 km nous attend, mais au sommet, nous apercevons au loin la Méditerranée !!! Un dernier plongeon nous amène dans les environs de Port-Vendres où nous arrivons à perdre une partie du groupe tellement excité à l’idée d’arriver, qu’ils en oublient de suivre ceux qui savent où il faut aller !!! Puis enfin c’est la grande bleue qui se découvre. Voilà, nous touchons au but de notre voyage merveilleux. Ce périple -750Km et 16700m de dénivelé- n’est cependant pas un exploit, mais il montre que chacun peut réaliser des choses dont il ne pensait pas être capable.
Tout le groupe remercie nos partenaires pour les aides qu’ils ont bien voulu nous apporter afin que nous réalisions ce grand voyage: le comité d’établissement de la SNCF de la Région de Bordeaux, la mutuelle ENTRAIN et notre club de l’ASPOM loisirs.

   

 

 
 

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